La convention-cadre pour la protection des minorités promulguée par l’Union Européenne le 1er février 1998 s’est fixée pour objectif de promouvoir et à défendre les régionalismes. En ces temps de mondialisation et d’uniformisation, cette intention peut sembler relever, a priori, d’une intention louable. Toutefois, un examen plus attentif de ses inspirateurs et de son arrière-plan idéologique laisse entrevoir des objectifs beaucoup mois avouables, dépassant largement le simple cadre d’un projet de sauvegarde culturel et patrimonial.
Les racines nauséeuses du régionalisme
Même si les autonomistes mettent prudemment en avant des revendications culturelles, sûrement plus acceptables en terme de communication, ce volet culturel ne constitue en fait qu’un alibi. La « langue bretonne », enseignée aujourd’hui officiellement dans les écoles Diwan, nous y reviendrons, n’est rien d’autre qu’une construction artificielle, purement politique, bricolée à partir de plusieurs dialectes bretons, parfois inintelligibles entre eux, et ne repose sur aucune légitimité culturelle et linguistique. Aussi, en l’absence de légitimité culturelle réelle, le fondement ethnique, également au cœur de l’idéologie nazie, émerge tout naturellement comme la pierre angulaire idéologique commune aux mouvements autonomistes.
« L’ordre de surunifier la langue (bretonne) est venu du gouvernement allemand ». Roparz Hemon
Reste que ce racisme qui sous-tend l’idéologie autonomiste, loin d’être une exception, constitue au contraire le dénominateur commun des mouvements autonomistes.
De son coté, le nationalisme basque est plus volontiers associé aux militants de l’ETA garrottés par la Guardia Civile de Franco. Mais ces victimes ont également le grand mérite d’occulter un fondement idéologique pas franchement gauchisant. Son fondateur, Sabino Arana Goiri, était davantage motivé par la préservation du « peuple élu » (comprendre les Basques), du socialisme, de la laïcité et du métissage introduits avec l’arrivée de « la race dégénérée des Espagnols », que par un quelconque combat émancipateur…
Plus récemment, en 1969, leurs voisins occitans (Parti nationaliste occitan, PNO), visiblement peu édifiés par les enseignements de l’Histoire, se laissent encore aller, en la personne de leur maître à penser François Fontan, à verser dans de fumeuses théories ethno-racistes, puisque ce dernier bâtit les caractéristiques identitaires occitanes sur des critères génétiques, en l’occurrence une supposée prépondérance du groupe sanguin « O » [4]. Comme « Occitan » sans doute. Reste que, comme on peut le lire dans Wikipédia, les objectifs sont clairement affichés : « son objectif primordial (du PNO) est la réalisation de l’indépendance politique, économique et culturelle de l’Occitanie, dans ses limites ethno-linguistiques ». « Pourquoi être nationaliste occitan ? Pourquoi Occitània ? » s’interroge-t-on gravement sur le site Internet du PNO : pourquoi, en effet. A ce sujet, on remarquera que la gauche bien pensante, pour qui la défense des intérêts légitimes du peuple français relève d’un nationalisme insupportable, de la « France moisie », etc., ne trouve en revanche rien à redire au nationalisme ethnique affiché des autonomistes corse, breton, occitan, etc. [5].
L’Union européenne, garante de la régression ethnique
Autre illustration de ce continuum, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, la RFA recycla ès qualités la plupart des anciens dirigeants des services de renseignements nazis dans le tout nouveau BND, services entretenant des liens mal élucidés avec l’UFCE, une organisation sur laquelle nous reviendrons. Parmi eux, on retrouvera l’ancien général SS Reinhardt Gehlen, chef des services secrets nazis, qui non seulement ne fut pas inquiété le moins du monde pour son passé, mais poursuivra sa carrière à la tête du BND et ce jusqu’à sa retraite en 1968. De plus, Gehlen mettra en place le réseau Odessa, chargé d’exfiltrer les anciens criminels de guerre nazis en Amérique du Sud, ce qui permettra à 5 000 d’entre eux d’échapper à la justice, parmi lesquels Josef Mengele, médecin-chef du camp d’extermination de Birkenau, responsable de l’extermination de 400 000 personnes et de sinistres expériences effectuées sur cobayes humains. Autre exemple de talent recyclé, puis exfiltré, le SS-Hauptsturmführer Klaus Barbie, rendu tristement célèbre par les arrestations de Jean Moulin et des enfants d’Izieu. Ironie de l’histoire, une des principales missions confiées à Barbie dans l’immédiat après-guerre fut d’espionner…les Français ! [9] Il est intéressant de noter que ce fait historique ne fut jamais évoqué lors de son procès, sans doute pour ne pas flétrir l’idylle entretenue par les dirigeants allemands de l’époque avec François Mitterrand, europhile convaincu et, à sa façon, partisan du rapprochement franco-allemand dès 1943… [10]
Parmi les autres partisans de l’Europe brune, on trouvera Jean-Marie Colombani père, qui oeuvra quant à lui pour le rattachement de la Corse à l’Italie mussolinienne [11]. Atavisme familial sans doute, son fils dirige désormais Le Monde, journal devenu sous sa houlette l’organe quasi officiel de l’Union Européenne, et réputé à juste titre pour « ne pas aimer la France » [12].
L’UFCE au cœur du processus d’ethnicisation
Les écoles Diwan rattrapées par l’Histoire
« alsace.eu », premier pas vers l’annexion de l’Alsace-Lorraine ?
L’actuel président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso, apparemment plus empreint de pangermanisme que de saudade, a récemment déclaré « Parfois j’aime comparer l’Union Européenne en tant que création, à l’organisation des empires »
[18]
. Pour Hitler, « les peuples du même sang doivent être réunis dans un même empire » : l’Union européenne permettra-t-elle la réalisation posthume du rêve du Führer ?
Contre les féodalités de l’intérieur, et l’impérialisme à l’extérieur, réhabiliter l’Etat-Nation.
Hervé Berbille
















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