Nous conseillons aux participants de ne pas se laisser déconcerter par cette écriture qui parait de prime abord relativement hermétique. De plutôt se glisser dans les instertices du texte de FG pour tenter de l’apprivoiser. « C’est la nuit des bas noirs, la nuit blanche avec ses longues peines romantiques… » « immemémorée de larmes, tu vas à vague ô diva ! Tu issis, là bas de l’escarabouille du nannan, du bordel de la rue Chorropique… »C’est l’éternitoche du néant qui te sied« … » Gouleyeuse de la noche « » Car je m’en soûle c’est bien le cadastre de la raison…".
Car Giraudet a bien crée SA langue « en pathois matois, cette langue où j’écris ». Et aucun mot n’est posé au hasard.On peut à l’infini s’interroger à propos de l’étymologie,de la mythologie, des apports de langues étranges et étrangères, des assonances subies ou voulues, des mots-valises et de quelques mélopées entêtantes. Il suffit de picorer sur le sentier de ce texte et de se laisser aller à expliquer ce qui nous intrigue ou nous émeut. Peuvent alors naître d’irrévérencieux essais critiques ( Rose ) ou des fictions prenant FG comme point de départ et comme fil rouge ( Elisabeth ). Francis Giraudet n’est revenu que deux ou trois fois à Bordeaux en quinze ans depuis son exil aux Sables d’Olonne mais une cinquantaine de personnes se remémorent sa présence au Marché de la Poèsie où il était l’invité de Jean-Paul Brussac de la Librairie Olympique. Dans une langue simple, il avait décrypté avec une fulgurante clarté des passages entiers de son œuvre. Ce passionné des fous littéraires, comparse et ami de Michel Ohl depuis les classes de Philo du Lycée Montaigne d’où ils s’étaient fait exclure tous deux juste avant le troisième trimestre avec la mention « Daignent de temps en temps quitter le Café des Arts pour rejoindre le cours de philosophie » a d’ailleurs soutenu un mémoire de maitrise de letttres sur Alfred Jarry.
A l’heure actuelle l’écriture de FG est terriblement exigeante. Elle ne flirte pas souvent avec nous, simples participants et lecteurs mais aux détours d’une phrase, au cœur d’un mot, à l’intérieur d’un bastringue nous apercevons mille romans possibles qui nous font quelques oeillades.
Francis Giraudet, « Stultures » Stilhouette ( GalimarT) oui avec un t !
Joël Zanouy
















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