De Caen à Nietzsche, en passant par Michel Onfray
Ou lorsque quelque chose de grand se passe…je n’hésite pas à me faire le relais de démarches et liens essentiels.
Dans ce monde de consommation stérile, ouvrons, en effet, grand nos oreilles à autrui qui peut-être réveillera notre pensée…
« La philosophie est d’abord un art de vivre et de mieux vivre. Elle permet de se débarrasser des illusions. Mon objectif est de mener une vie philosophique, pas d’être le philosophe le plus lu de France. » Michel Onfray *
Quand on dit philosophie, je pense à l’Université Populaire de Caen, initiée par Michel Onfray.
Mais qu’est donc cette Université ouverte à tous et gratuite ? Voir sa présentation.
Mais qui est donc son initiateur ? voir ci-dessous un aperçu biographique
A noter :
Sur France Culture jusqu’au 28 août 2009
Conférences de Michel Onfray consacrées à la construction du surhomme
D’après Nietzsche
Qu’on se le dise !
On verra en particulier que Nietzsche fait, par rapport à ses souffrances jusqu’à la folie, sa « thérapie existentielle » par la Philosophie.. relire sa biographie, et doit son « salut par l’art »….
« L’art est le grand stimulant de la vie »
Autant de thèmes qui nous intéressent.
L’Université populaire de Caen :
Le projet :
La première version de l’Université populaire date de la fin du XIXe siècle, à l’époque de l’Affaire Dreyfus. Des professeurs, des intellectuels, des historiens, des écrivains, des philosophes y proposaient des cours gratuits à destination de ce qu’il était convenu alors d’appeler la classe ouvrière. La seconde version vise des objectifs semblables bien qu’actualisés : démocratiser la culture et dispenser gratuitement un savoir au plus grand nombre. La culture y est vécue comme un auxiliaire de la construction de soi, non comme une occasion de signature sociale.
Les raisons :
Le désir de savoir est considérable : les débats, les forums, les rencontres, les séminaires, les universités d’été, les succès de librairie des classiques latins ou des essais, la multiplication des collections d’idées chez les éditeurs, tout témoigne d’une authentique et pressante demande. L’offre oscille entre l’élitisme de l’université et l’improvisation des cafés philo, l’une reproduisant le système social et sélectionnant ceux auxquels elle réserve les places dans le système, l’autre réduisant souvent la pratique philosophique à la seule conversation.
Le principe :
L’Université Populaire retient de l’Université traditionnelle la qualité des informations transmises, le principe du cycle qui permet d’envisager une progression personnelle, la nécessité d’un contenu transmis en amont de tout débat. Elle garde du café philosophique l’ouverture à tous les publics, l’usage critique des savoirs, l’interactivité et la pratique du dialogue comme moyen d’accéder au contenu.
Le fonctionnement :
La gratuité est le principe de base : pas d’âge requis, ni de titres ou de niveaux demandés, pas d’inscriptions ni de contrôle des connaissances, pas d’examens, ni de diplômes délivrés. Le cours est dispensé une fois par semaine sur une séance de deux heures : la première est un exposé argumenté, la seconde une discussion de celui-ci. Le cycle s’étend de mi-octobre à mi-mai. Il s’articule autour des vacances scolaires de l’Académie de Caen.
Les perspectives :
L’Université Populaire est une idée collective et non personnelle. La création de la première à Caen vaut comme invite à l’essaimage. Par ailleurs, l’augmentation d’une année sur l’autre des unités d’enseignements et la cooptation des enseignants se fait en relation avec l’initiateur du projet local.
L’initiateur :
Michel Onfray, né en 1959. Docteur en philosophie. Vingt ans enseignant en lycée technologique à Caen, démissionnaire de l’Éducation nationale en 2002. Philosophe, auteur de plus de quarante livres traduits en une vingtaine de langues.
C’est l’été et, comme chaque année depuis cinq ans, le coup d’envoi de l’Université Populaire de Caen sur France Culture. Cette sixième édition apporte une innovation majeure : la disponibilité des podcasts. C’est l’occasion rêvée d’en profiter ou de découvrir son fondateur, le philosophe… un philosophe qui fait beaucoup parler de lui. C’est Michel Onfray !
L’écriture de l’histoire - l’historiographie - est une histoire d’écriture, comme il aime à le dire dans ces jeux de mots qu’il affectionne tant : bien souvent, ce sont les dominants qui écrivent l’histoire, de sorte que celle des vaincus est ignorée. Il se place délibérément du côté opposé en écrivant l’histoire des vaincus de la philosophie. Il réhabilite ainsi les penseurs ignorés - ou victimes d’ostracisme - par ce qu’il appelle les trois grands courants de pensée de l’idéologie dominante : le platonisme, le christianisme et l’hégélianisme. C’est l’objet de ses conférences sur France Culture, dont il a fait un livre en plusieurs volumes : La Contre-histoire de la philosophie, une histoire de la philosophie alternative ou une histoire alternative de la philosophie, pour reprendre ses jeux de mots. Ces conférences ont lieu dans un amphithéâtre de Caen et sont ouvertes au public, d’où le nom d’Université Populaire de Caen (UPC). Durant l’année scolaire, elles sont enregistrées par France Culture pour être diffusées l’été. Ainsi, à l’occasion de la sixième édition de l’UPC, chaque jour, de 19h à 20h, à partir du 21 juillet, pendant un mois, il sera possible de les écouter - soit en direct, soit en différé (voir les archives) - et même - belle surprise ! - de les podcaster (voir Conférences de Michel Onfray pour le lien RSS), voire de les télécharger directement (voir Podemus).
* « Biographie intellectuelle du philosophe rebelle » Gabin Romualdinho
Michel Onfray
Contre histoire de la philosophie, 7e année
Cette septième année de l’université populaire de Caen continue l’exploration des marges de l’histoire officielle de la philosophie occidentale.
Cette année est la troisième consacrée au XIX° siècle : après L’eudémonisme social, puis Les radicalités existentielles, voici La construction du surhomme.
Il s’agit d’examiner la pensée de Jean Marie Guyau, philosophe mort en pleine jeunesse après avoir été pensé comme le Nietzsche français et de Frédéric Nietzsche envisagé de manière inédite comme le penseur d’une sagesse existentielle à la portée de tous.
Le surhomme est une figure possible pour le plus grand nombre dans nos temps de nihilisme triomphant.
Musique : Le générique est un extrait de « La damnation de Faust » dirigé par Gardiner.
Rappel : Conférences de Michel Onfray
du lundi au vendredi de 19h30 à 20h30 sur France Culture 97,7
Actuellement consacrées à « La construction du surhomme » D’après Nietzsche
Les prochaines émissions
http://sites.radiofrance.fr/chaines…
Avec dés lundi 17 août 2009 > La construction du Surhomme (16-25)
Chameau, lion & enfant
Autobiographie & Zarathoustra Autobiographie avérée Traduction : trahison ? Que signifient ces « trois métamorphoses » ? Autobiographie et métamorphoses Premier temps
- sous le signe du chameau : le moment œdipien Deuxième temps
- sous le signe du lion : le moment épicurien Troisième temps
- sous le signe de l’enfant : le moment du surhumain
mardi 18 août 2009 > La construction du Surhomme (17/25)
Le moment œdipien
Schopenhauer : se créer un père déjà mort Wagner : se créer un père vivant Une double déclaration d’amour La naissance de la tragédie Le mélange des genres Bayreuth se fissure Humain, trop humain Conclusion
- Le temps du chameau est passé
A noter, la fin du cycle est au
vendredi 28 août 2009
La construction du Surhomme (25/25)
De bonnes soirées en perspective, j’espère,
….Bonne écoute !
JBC
















Pauvre Onfray, il ne parle si souvent de choses dont il ne connait rien … Il est ridicule … dans le vent mais ridicule. il suffit de lire son traité d’athéologie …. Il ne connait rien du judaisme mais il est sentencieux et les micros se tendent vers lui … Il ne connait rien non plus du catholicisme mais pérore sur le sujet … L’islam lui est tout à fait étranger, mais il tartine des pages et des pages sur le sujet … Rien ne l’arrête surtout pas le ridicule ! C’est un grand communicant, un jambon de Paris gonflé aux polyphosphates.
Nietzsche ne parle pas aux hommes mais à l’homme. Il ne parle pas, il code. Tout est donc à décoder. Alors tout est … simple pour l’homme et trop simple pour les hommes.