Certes, le dernier poilu est mort l’an dernier. Bien entendu, on peut comprendre que « S.O. » cherche avant tout à se mettre en phase avec une des préoccupations majeures des français : comment perdre du poids ? On a bien compris que l’équipe de rédaction de la rue Guiraude ne s’était pas contentée d’enjamber la Garonne mais voulait désormais épouser les nouvelles grandes causes nationales comme l’obésité. « Aux armes citoyens, chassons les mauvaises graisses » pourrait constituer un nouvel hymne, finalement beaucoup plus politiquement correct que celui qui est désormais banalement sifflé dans les stades.
Depuis que la traque des kilos en trop est devenue un mot d’ordre au sein même du gouvernement, « S.O. » se met au diapason. Les millions de morts pour la France pèsent peu en comparaison de l’obsession de la balance. Grâce au coaching de notre première dame de France, Sarkozy maigrit à vue d’oeil. Lors de la cérémonie il a même eu du mal à raviver la flamme. Les traits tirés il a peiné (et nous a fait de la peine également) à tenir la cadence d’Angela, obligée de ronger son frein. L’époux de Carla, en sous-charge pondérale, n’a pas réussi à s’imposer devant la dame de fer (dans un gant de velours). Au secours l’Allemagne vient de gagner la bataille du fitness et du maintien. Sarkozy devant Merkell, c’est la ligne en forme de ligne bleue des Vosges. Discontinuité. Démarche claudicante. Voilà qui pourrait fournir la prochaine « une » de « S.O. » : « Quand la France ne prend pas du ventre, elle maigrit et elle boîte bas ! ». Ah, on pourrait en vendre des journaux à « S.O. » si seulement on écoutait un peu moins les diététiciens ou les poilus et un peu plus les villageois de ville.
















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