Suggestion numéro 1 : JACQUES CHIRAC AU PANTHEON
Un « entre ici Jacques Chirac » par la voix d’un Max Gallo, par exemple, aurait plus d’allure qu’un « entre ici Albert Camus » par Frédéric Mitterrand, même accompagné des Petits Chanteurs à la Croix de Bois, s’ils existent toujours… Tous les fans bordelais présents chez Mollat pourraient conserver leurs autographes comme une sainte relique laïque du sauveur de notre belle République 2002. Les femmes mariées ou non se souviendraient avec émotion d’avoir été dragué « la papa », « à la hussarde » voire même « à la corrézienne » comme le remarquerait Tillinac. La Tupina lui garderait un éternel rond de serviette. Pour Alain Juppé, cet instant de complicité et de gauloise bonhommie, par la grâce d’une rencontre avec un Lormontais à la souche indéterminée, resterait gravé à jamais dans un récit digne de figurer dans le tome 2 de « je ne mangerai plus de cerises en hiver ». Par l’inculture d’un journaliste de Canal Plus il fut,quelques secondes durant… basque !. Lui, l’ancien élève du Lycée Victor Duruy à Mont-de-Marsan, le fils d’agriculteur landais, le battu aux élections montoises tout comme Levi-Strauss. Mais revenons à notre Panthéon, oui celui qui nous a sauvé à la fois de Jean-Marie Le Pen et de Lionel Jospin mérite le Panthéon plus que tout autre. Seul petit obstacle : notre Jacquot national n’est pas mort, mais il suffit d’attendre, peut-être en 2017 ; Sarkozy sera alors à la fin de son deuxième mandat et gageons qu’ il ne ratera pas ce coup de maitre pour mieux faire élire son fils.
Suggestion numéro 2 : ALBERT CAMUS A LOURMARIN
Il s’agit dans ce cas précis de seulement laisser l’auteur de « L’étranger » et de « La peste » reposer en paix dans le cimetière de Lourmarin, petit village paradisiaque situé dans le Lubéron. Votre chroniqueur de Villages de Ville ne manque jamais de venir rêvasser, on dit se recueillir, devant la tombe de celui qui s’est tué dans la voiture de son éditeur, lui qui préférait le train. Une petite méditation littéraire s’impose avant un pastis dans le micro-centre de Lourmarin. On peut rouler aussi en Aston Martin ou en Renault Clio vers les sommets de Bonnieux, petite route escarpée qui vous fait réfléchir à la valeur de la vie ou à ses aspects absurdes, avant de trouver un bon restaurant avec une terrasse. C’est un coin paisible et beau qu’adorait Camus. Qu’il y reste. Cela laissera de la place pour Jacques Chirac.















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