Décryptages et rebonds

Madame Bourragué aurait-elle la mémoire courte ?

Dans un article interwiew de Sud-Ouest en date du 28 décembre 2009 signé Julien Rousset, l’attention de la rédaction de Villages de Ville a été captée par deux points points développés, le premier ayant trait aux locaux vétustes du commissariat de la rue Ducau, le second aborde les difficiles conditions d’application de la loi Boutin. Cette interview se veut un bilan à mi-mandat de la députée de la première circonscription. Nous laissons au lecteur de Sud-Ouest le soin de juger la qualité de ce bilan, toutefois nous tenons à apporter certains éléments pouvant informer la population.

Le journaliste de Sud-Ouest a bien raison de rappeler à Madame Bourragué qu’elle peut parader dans les conseils de quartiers puis voter les restrictions budgétaires lorsqu’elle est à l’assemblée nationale. Il est aisé de constater la vétusté du commissariat de quartier de la rue Ducau, pourtant il semble que la députée souffre d’amnésie, aurait-elle oublié qu’elle s’était engagée à œuvrer pour l’installation d’un commissariat de quartier et peut-être même du commissariat central « avenue Emile Counord » ?

Les faits :

Pendant l’été 1999, un certain nombre d’habitants du Grand-Parc se regroupe dans un collectif pour demander l’ouverture d’un commissariat « central » et l’augmentation du nombre d’éducateurs de rue. Cette pétition dûe à des incivilités graves regroupera plus de deux mille signatures. Cette pétition sera envoyée par courrier au président du Conseil Général Philippe Madrelle pour ce qui est du recrutement des éducateurs. Pour ce qui est de la question du commissariat, la pétition fut remise au premier magistrat de la ville Alain Juppé, lors d’une inauguration au centre commercial du Grand-Parc, et ce grâce aux renseignements donnés par madame Bourragué à l’époque « seulement » adjointe au maire et Conseillère Générale. Mais qu’est devenue la promesse faite par l’adjointe au maire d’installer un commissariat au plus près des usagers ?

Sur la loi Boutin :

A Villages de Ville, nous considérons cette loi comme inhumaine, déplacer des personnes qui vivent dans ces lieux depuis plus quarante ans (pour certains), ces personnes qui ont leur histoire de vie, leurs souvenirs de famille… Pourquoi les déporter ? Si l’argument donné par Madame Bourragué est juste, elle n’apporte aucune solution au problème du logement social. Villages de Ville lui propose une solution ainsi qu’à l’ensemble des élus de CUB. Au lieu de multiplier par sept la capacité de bureau dans le cadre d’Euratlantique, ne faudrait-il pas que nos élus consacrent plutôt les 450 000 mètres carrés au logement social, de façon à répondre réellement au besoin de la population ?

Enfin, il paraît évident et nécessaire à la rédaction de Villages de Ville de rappeler que madame Bourragué tient sa permanence électorale dans un appartement de la rue Jacques Camille Paris, dans un bâtiment géré par InCité.

P.-S.

Logo : Photo trouvée sur le site www.laquadrature.net

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