Politique

Les 3 clés des pouvoirs qui dirigent le monde. (chapitre I)

« Développement durable » - « Droit d’ingérence » - « Principe de précaution » Depuis la fin du xxe siècle, trois formules « clé » entrées dans le langage courant justifient des règles, des positions et des décisions particulièrement marquantes dans l’ordre et la marche du monde :

Avant propos :

À la première lecture de ces trois formules clé nous pouvons y voir des principes humanistes relevant du bien commun, de la justice et de la protection.

Il est d’ailleurs fort probable que les « initiateurs » de ces concepts n’ont été mus que par des idées positives et altruistes. Par exemple, je suis certain que Bernard Kouchner « inventeur » du « droit d’ingérence » a développé cette idée dans un réel but humanitaire et de justice vis-à-vis des peuples opprimés.

Mais au-delà de ce qui se rattache à ces trois concepts, l’important est de bien comprendre ce que « LES » pouvoirs en ont fait et comment ils les utilisent.

Si je dis « LES » pouvoirs, c’est en pensant d’abord aux États et à leur déclinaison normée, du haut jusqu’en bas et en pensant également aux pouvoirs plus discrets mais bien plus puissants comme les réseaux synarchiques, organisés de manière rationnelle par les élites qui les composent et qui maîtrisent les fondamentaux du libéralisme : la finance, les banques, l’armement, l’industrie pharmaceutique, l’acier, les pétroliers, les médias… pour les principaux.

Chapitre i

LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

En premier lieu, ce terme est issu d’une mauvaise traduction d’un concept anglais, qui parlait de « Sustainable development » en français « développement soutenable ».

Comment aujourd’hui, ne pas être d’accord avec l’idée de consommer différemment, de faire attention à la nature, en fait de faire attention à ce bien commun qu’est la planète, dont hériteront nos descendants ?

Cependant, en y regardant de plus près, « les pouvoirs » que je décris dans mon préambule ont très rapidement compris les intérêts financiers qu’ils pouvaient en tirer.

Lentement et avec beaucoup d’adresse, ce concept a remplacé l’idée judéo-chrétienne du bien et du mal.

On a doucement conditionné les consciences populaires sur le sujet.

Si on ne coupe pas son robinet en se brossant les dents, si l’on prend trop de bains, si on roule dans une vieille voiture qui pollue plus que les autres… on est très vite en état de péché ; on peut même être montré du doigt si on fait une erreur en jetant par inadvertance dans sa poubelle verte un déchet inapproprié. Le lendemain matin, un ruban accusateur entourant votre conteneur à déchets verts vous inflige une sorte de « pilori » moderne vous désignant à la vindicte populaire de votre rue… « Hou le vilain qui a mal trié ses déchets !!! »

En fait, cette ponctuelle erreur vous fait rentrer au sein du groupe des « mauvais disciples de la ligne » tout comme au Moyen Âge on devenait mécréant en ratant une fois ou deux la messe.

Pourtant, on connaît bien dans l’Histoire les positions «  des églises » pour le petit peuple : « Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ». En fait, vivez pauvre, le royaume des cieux vous appartient, mais à nous dans ce bas monde la chasuble d’or, comme cela est bien décrit dans la chanson « des canuts ».

Et bien, pour le développement durable c’est pareil !!!

Nous le vivons au quotidien dans nos villes, à droite comme à gauche d’ailleurs. Mais ici, chez moi, à Bordeaux c’est à droite… pas de chance !!!

Comment à Bordeaux, sur ce sujet, ne pas penser à cette phrase « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ». Le maire de Bordeaux, présenté à grands coups d’opérations médiatiques comme le Al Gore français, est tout à fait dans cette logique judéo-chrétienne du bien et du mal, cachant derrière un peu de bien surmédiatisé, beaucoup de mal qui l’est beaucoup moins.

Il est extraordinaire de voir cet homme, avec sa petite maison écocitoyenne, ses quelques ruches et panneaux photovoltaïques, ses deux ou trois angéliques de l’estuaire plantées au jardin botanique, son tardif agenda 21, défendre avec aplomb l’axe de circulation Lucien Faure, antithèse du développement durable avec ses 55 000 véhicules par jour, qui vont faire de cette rue un facteur de dégâts environnementaux considérables : CO2, NO2, gaz à effet de serre divers et variés…

L’antidote à cette ineptie politique reviendrait en équivalent carbone à semer des millions de tonnes de petites plantes médiatiques du Maire.

Nous sommes là devant la métaphore locale du système judéo-chrétien de base : je plante trois fleurs et quelques arbres, j’installe deux ruches et je laisse tout le Nord de ma ville en proie à l’automobile. Transposons : je vais à la messe, je me confesse et j’expie avec mes petites fleurs.

La semaine je mène mes petites affaires immobilières et routières et dimanche prochain, nouvel acte de contrition médiatique avec mes ruches, mes arbres… etc., etc. fort le maire, très fort !!!

À plus grande échelle, parlons de l’ami Nicolas… Hulot bien sûr.

Nous ne sommes plus à Bordeaux, on a changé de braquet, là on joue dans la cour des grands…

Nicolas Hulot, personnage sympathique au demeurant, décline depuis des années et avec raison les méfaits de l’activité humaine sur la nature. Il est bien sûr hors de question de mettre en doute son honnêteté sur le sujet.

Non, ce qui rend mal à l’aise, ce sont les moyens employés par notre vedette, qui d’ailleurs en passant, aurait été épinglée par un rapport parlementaire sur l’opacité de ses comptes et sur son train de vie. Train de vie certainement financé par ses sociétés, elles-mêmes financées par ses sponsors, dont une large partie est issue de la grande industrie polluante et aussi par France Télécom dit-on, entreprise, qui comme tout le monde le sait, est irréprochable vis-à-vis de son personnel !

Là encore, on retrouve la recherche du pardon avec tous les actes de contrition qui vont avec… on pollue, on finance Hulot, on rachète largement ses péchés, on continue et on recommence…

Un mécanisme bien rodé, qui a fait ses preuves, mais dont on n’aime pas parler, que l’on tente de mettre sous le boisseau.

L’excellent humoriste pamphlétaire Stéphane Guillon en a fait les frais à France Inter, après avoir fustigé le « faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais » de Nicolas Hulot. En effet, Stéphane Guillon avait commenté dans l’une de ses chroniques, « l’expérience » de Nicolas Hulot à l’intérieur d’un avion de chasse de l’armée française, narrant ses sensations dans l’absorption des « G* » produits par l’accélération du monstre volant qui, en quelques minutes, avait « brûlé » (6000 litres de kérosène à l’heure) l’équivalent pétrole annuel de la consommation de chauffage de plusieurs pavillons ou appartements… Après ça : dehors Guillon, mais il y a encore une justice, il a gagné aux prud’hommes.

Voilà donc comment les grands pouvoirs financiers, à partir d’une idée intelligente, détournent le sujet à des fins d’exploitations juteuses. Bien sûr en faisant porter par le petit peuple, avec la connivence des médias, les maux écologiques de la planète.

Ce type de subterfuge ne dure que depuis 2000 ans… au moins.

Serions-nous pris pour des cons ?

En tout cas moi, comme tous les mercredis soirs, je vais sortir ma poubelle verte en faisant bien attention de ne pas avoir mis par inadvertance un mauvais déchet… je souffrirais trop d’être pris pour un mécréant…

* Le symbole G est une unité d’accélération utilisée principalement en aéronautique.

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